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Tête présumée de Jeanne trouvée Dans une ancienne église d'Orléans |
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LA JEUNE FILLE LA DÉVOTE LA GUERRIÈRE |

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Même Jeanne, lors de sa déposition en 1431, n'en sait rien et pense avoir 19 ans… d'autres témoins de l'époque lui prêtent de 18 à 20 ans. Aucune archive officielle permet de fixer sa date de naissance. |
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Elle naquit donc en 1411, 12, ou 13 de Jacques d'Arc et Isabelle Romée. (en rapport avec son pèlerinage à Rome) Elle eut trois frères, Jacquemin, Jean et Pierre, et une sœur, Catherine. Seuls Jean et Pierre la suivront dans son épopée, ce dernier participa à la libération d'Orléans et fut fait prisonnier en même temps que Jeanne à Compiègne. Son père Jacques, en bon laboureur qu'il était, s'est toujours opposé au périple guerrier de sa fille. (mais il l'a rejoint à Reims pour le sacre) |

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Jeanne ne fut pas la bergère que l'on sait, bien qu'elle gardait occasionnellement le troupeau (de quoi?) commun aux villageois lorsque c'était le tour de son père. |
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Elle passait le plus clair de son temps aux travaux domestiques et à filer de la laine. Elle fréquentait toutefois avec d'autres enfants « l'arbre aux dames » appelé aussi « l'arbre aux fées ». |
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Ce qui ne manqua pas d'ailleurs, d'interpeller ses juges ecclésiastiques. Ce n'était pourtant qu'un lieu de réjouissances campagnardes. Etait-elle belle? On ne peut rien affirmer, malgré les nombreuses représentations plutôt à son avantage. De toute façon, l'Histoire se refuse curieusement à nous dépeindre des laiderons. (Cléopâtre n'a jamais été le top modèle que l'on veut bien nous montrer) Seul Jean d'Aulon, l'intendant que le Dauphin lui assigna à Chinon, nous la décrit comme « une belle jeune fille bien formée ». (il vit la Pucelle plusieurs fois dévêtue, quand on l'armait ou quand on la soignait) Jeanne n'était probablement pas très grande (en moyenne les gens de l'époque étaient plus petits qu'aujourd'hui), et devait être assez vigoureuse - voir musclée - pour supporter une armure d'au moins 25 kilos et brandir sa grande épée ! Dans sa jeunesse elle ne vit jamais d'Anglais avant l'épisode d'Orléans (contrairement à ce que nous laisse entendre certains films), tout juste quelques bandes armées Bourguignonnes - elle du se réfugier par deux fois avec ses parents à Neufchâteau quelques jours en 1425 et 1428 - et ses proches n'eurent pas à en souffrir physiquement. Elle ne savait évidemment ni lire, ni écrire, et n'était au courant des affaires du royaume et de la guerre franco-bourguignonne que par les oui-dire locaux. |

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Ce sont d'ailleurs curieusement ces deux saintes qui lui donnèrent ses voix. Sa ferveur était si forte d'après le prêtre Pierre Compaing, « qu'elle en versait d'abondantes larmes en recevant le corps du Christ » (l'hostie). Peut-on alors se provoquer des voix en étant investi d'une foi si démesurément puissante? Les plus cartésiens le diront, les autres invoqueront une manifestation surnaturelle et divine; mais personne ne l'affirmera avec certitude. |

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La première fois qu'elle entendit ses voix fut lorsqu'elle avait 13 ans - 1424 ou 1425 selon - dans le jardin familial, et elle en eut une grande peur. Elle souligna dans ses dépositions, que la voix lui paraissait très « digne » et qu'elle venait de vers l'église (visible de chez son père) accompagnée d'une grande clarté. La voix lui disait alors « qu'il fallait qu'elle parte et aille en France, et qu'elle ne pouvait plus rester ou elle était » (la France étant alors les territoires acquis au Dauphin, Domrémy faisant parti du duché de Bar dont les seigneurs étaient des vassaux du roi de France depuis 1301). |
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Toujours est-il que pendant 4 années, avant de partir pour Vaucouleurs et accomplir sa mission, ses voix vont la hanter. (jusqu'à trois fois par semaine!) Un autre fait à prendre en considération, était cette menace plus ou moins latente de la part des Bourguignons dans sa région natale, qui devait la tourmenter un peu - et sans doute la pousser à prier encore plus. |

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Auparavant elle eut trois entrevues avec le capitaine Robert de Baudricourt, maître de Vaucouleurs, dont l'une d'elles fut plutôt mouvementée: « il faut gifler cette fille et la ramener chez ses parents » déclara-t-il; il changea vite d'opinion. |
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Ses premiers habits d'homme furent confectionnés par les habitants de Vaucouleurs que Jeanne avait conquis.(afin de mieux monter à cheval) Être habillée en homme l'amena d'ailleurs au bûcher. Ils lui fournirent aussi un cheval et sa première épée. Son équipement évolua début avril 1429, et c'est à Tour qu'on lui confectionna son armure et son fameux étendard. Le 2 avril, un cavalier partit chercher, à la demande de Jeanne, une épée rouillée portant cinq croix gravées, derrière l'autel de l'église St Catherine de Fierbois. |
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Ce fut l'épée qu'elle garda jusqu'à l'assaut manqué de Paris. Détail intéressant, Jeanne déclare dans ses dépositions qu'elle su le lieu ou se trouvait cette épée par ses voix; or nous savons qu'elle y séjourna deux jours, juste avant sa première entrevue avec le Dauphin. (21 et 22 février) Elle aurait très bien pu la trouver à ce moment la… surtout que Jeanne ne manquait pas de se rendre à l'église lors de toutes ses haltes. |


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Les divers faits d'armes de la Pucelle furent dans l'ordre :
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Jeanne d'Arc fut très certainement une guerrière extrêmement courageuse, et son incommensurable foi en sa mission divine la faisait passer outre les dangers. Son art d'exhorter ses troupes au combat, de les motiver, de les rassurer et de ne jamais baisser les bras était sans pareil. Quand au maniement de l'épée avec sa lourde armure, on ne sait rien. Elle a du apprendre « sur le tas »… d'Anglais! Mais a-t-elle tué quelqu'un au court de ces batailles? Mystère… |
